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La toute première conférence internationale sur le climat du genre dont de nombreux·ses Canadien·nes n’ont pas entendu parler

  • Apr 16
  • 4 min read

Plus de 120 organisations canadiennes appellent à une participation forte et crédible à la première Conférence internationale sur la transition juste vers l’abandon des combustibles fossiles


POUR DIFFUSION IMMÉDIATE — 2 avril


Du 24 au 29 avril, 45 pays, dont le Canada, se réuniront à Santa Marta, en Colombie, à l’occasion de la toute première Conférence internationale sur la transition juste vers l’abandon des combustibles fossiles. Pour la première fois, une coalition de pays volontaires se rassemble non seulement pour fixer des objectifs, mais aussi pour définir des voies concrètes vers l’abandon des combustibles fossiles.


En mars, la société civile canadienne s’est fortement mobilisée : plus de 120 organisations de tout le pays ont signé une lettre ouverte commune, exhortant le Canada à faire preuve d’un leadership crédible et significatif à un moment critique pour l’action climatique mondiale. Le 30 mars, le gouvernement colombien a annoncé que le Canada, ainsi que 44 autres pays, avait accepté l’invitation. La lettre ouverte de la société civile a été envoyée à l’honorable Julie Dabrusin, ministre de l’Environnement, du Changement climatique et de la Nature du Canada, le 2 avril.


La Conférence de Santa Marta s’appuie sur des décennies d’efforts multilatéraux en matière de climat dans le cadre du processus climatique des Nations unies et d’initiatives telles que le Traité sur les combustibles fossiles. La conférence s’inscrit dans la dynamique de la Déclaration de Belém lors de la COP30 et vise à faire progresser les efforts internationaux vers une feuille de route sur les combustibles fossiles en vue de la COP31.


Alors que les effets des changements climatiques s'intensifient à l'échelle mondiale, tous les pays en subissent les conséquences, même si ceux du Sud continuent d'en supporter le fardeau le plus lourd et le plus disproportionné. Dans ce contexte, le leadership de pays à revenu élevé comme le Canada est essentiel, non seulement pour respecter les obligations internationales, mais aussi pour accélérer la transition mondiale, plutôt que de la ralentir.


Comme l’a souligné le premier ministre Mark Carney à Davos, relever les défis mondiaux nécessite de plus en plus une « géométrie variable ». La Conférence de Santa Marta reflète cette évolution, en réunissant une coalition de pays volontaires pour faire avancer la transition. Pour le Canada, cela représente une occasion de s’aligner sur la dynamique internationale émergente, plutôt que de risquer de prendre du retard en continuant à miser sur l’expansion des énergies fossiles.


À une époque d’instabilité géopolitique et économique accrue, les appels à l’expansion de la production de combustibles fossiles gagnent du terrain sous le prétexte de la sécurité énergétique et de la rentabilité. Pourtant, les marchés mondiaux s’orientent de plus en plus vers les énergies propres, et les pays moins dépendants des combustibles fossiles se révèlent plus résilients face aux chocs et à la volatilité des prix de l’énergie.


La participation de plusieurs pays producteurs de combustibles fossiles à Santa Marta reflète une prise de conscience croissante du fait que cette transition est inévitable et doit être gérée de manière active.


« La question n’est plus de savoir si la transition aura lieu, mais comment elle se déroulera et qui jouera le rôle de leaders », a déclaré Elisabeth Fournier, coordinatrice de l’engagement international chez Réalité climatique Canada.


« Le Canada a les moyens de jouer un rôle significatif, mais cela exigera qu’il aligne ses actions sur l’orientation de la transition mondiale. »


Elisabeth Fournier sera sur place à Santa Marta, où elle contribuera aux efforts de la société civile internationale et suivra de près l’engagement du Canada.


La participation du Canada intervient à un moment où ses politiques climatiques et énergétiques sont de plus en plus critiquées. Les récentes décisions du gouvernement Carney ont suscité des inquiétudes quant à la poursuite de la dépendance à l’égard de l’expansion des énergies fossiles, tandis que l’influence de l’industrie sur les politiques publiques souligne la nécessité d’un leadership clair et crédible.


Parallèlement, le processus de Santa Marta offre l’occasion d’élaborer une feuille de route pour mettre fin à la dépendance aux énergies fossiles et garantir la sécurité énergétique pour tous. Les discussions porteront sur des solutions concrètes, s’articulant autour de trois principaux piliers : (i) réduire la dépendance économique visà-vis des énergies fossiles, (ii) transformer l’offre et la demande de ces combustibles, et (iii) renforcer la coopération internationale et la diplomatie climatique. Alors que les pays commencent à définir des voies concrètes pour s’affranchir des énergies fossiles, le niveau d’ambition et de cohérence dont feront preuve les pays participants sera suivi de près.


« Le fait de sensibiliser la population canadienne à la Conférence de Santa Marta et à sa coalition de pays volontaires a insufflé un nouvel espoir à nos mouvements en faveur de l’environnement et de la justice sociale. Ensemble, nous démontrons que l’action collective peut être le moteur d’un changement réel et significatif », a déclaré Cathy Orlando, directrice de Citizens’ Climate Lobby Canada.


Les organisations canadiennes continueront de suivre l'évolution de la situation et de contribuer au débat avant et pendant la conférence, et suivront les progrès en vue de la deuxième conférence qui se tiendra à Tuvalu, dans le Pacifique, en 2027.


Restez à l'écoute pour plus de mises à jour et d'analyses.


Contacts médias:

Cathy Orlando

Directrice nationale

Le Lobby climatique des citoyens


Elisabeth Fournier

Coordinatrice des Dialogues pour le climat et de l'engagement international

Le Projet de la réalité climatique Canada


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